Café Pushkin
Tverskoy Boulevard, 26A
Ouvert 24h/24
Horaires :
Ouvert 24h/24
Lundi09:00-00:00
Mardi09:00-00:00
Mercredi09:00-00:00
Jeudi09:00-00:00
VendrediOuvert 24h/24
SamediOuvert 24h/24
DimancheOuvert 24h/24
Café Pouchkine est un restaurant de cuisine russe du boulevard Tverskoy, créé par Andrey Dellos comme l'incarnation vivante d'un mythe littéraire sur le Moscou prérévolutionnaire.
Les trois salles du restaurant sont construites selon le principe des décors de théâtre, où chaque détail concourt à l'image d'ensemble. La « Pharmacie », avec ses baies panoramiques et ses motifs végétaux, évoque une orangerie française du tournant des XIXe-XXe siècles. L'« Entresol » est traitée dans un esprit impérial : dorures, colonnes de marbre, tissus lourds. Mais le symbole véritablement reconnaissable du lieu est la « Bibliothèque » : une salle aux plafonds moulurés, au mobilier en bois sombre sculpté et aux imposantes armoires remplies d'éditions anciennes des classiques russes du XVIIIe au début du XXe siècle. Près des volumes, des globes anciens, des microscopes et d'autres objets qui trouveraient leur place dans le cabinet d'une demeure noble. L'intérieur est délibérément surchargé : la concentration de détails crée une sensation d'immersion dans les salons moscovites de l'avant-dernier siècle, dense, presque palpable.
Selon l'équipe de notre guide gastronomique, ici on ne paie pas seulement pour la nourriture, mais avant tout pour une immersion dans une atmosphère sublime, sans équivalent.
Le nom du restaurant vient d'une source inattendue : la chanson française du chansonnier Gilbert Bécaud, « Nathalie », où les personnages entrent dans un café moscovite imaginaire pour boire un chocolat chaud. Cette image littéraire est à la base du concept : le lieu n'a pas été créé comme la reconstitution d'un fait historique, mais comme l'incarnation d'une vision romancée de la Russie de l'époque pouchkinienne.
La carte du restaurant a été composée, et continue d'être dirigée, par le chef Andrey Makhov : avant d'arriver ici, il a travaillé à l'hôtel « Métropol » et organisé une présentation gastronomique de la cuisine russe à Monaco. Son approche des recettes se fonde sur les traditions nationales du XIXe siècle, réinterprétées sans perdre leur caractère reconnaissable. À la carte, le bifteck « Chateaubriand », les zrazy Pojarski, des plats de gibier et de poisson de rivière. Le cerf se sert avec un fromage italien affiné et des fleurs comestibles, le sterlet, dans une sauce dense à base de caviar, les soles, avec des asperges vertes. La présentation renvoie à l'étiquette gastronomique de l'avant-dernier siècle, où l'apparence du plat était indissociable de son sens.
Parmi les références restées à la carte depuis les premières années du restaurant : les côtelettes Pojarski selon la recette historique. Préparées à partir de poulet réfrigéré, leur taille se rapproche de celle d'une grosse côte de veau. Elles sont servies avec des pommes de terre rôties directement en peau, à l'ail et au thym, et une sauce aux champignons de Paris, cuits avec de la crème et du vin blanc.
La partie desserts de la carte est une histoire à part. « Limonnik » et « Gjel » sont deux références d'auteur devenues des piliers. La seconde repose sur l'association d'une crème au fromage blanc et d'une couche croustillante de chocolat et de gaufrette. Andrey Makhov a réuni les recettes de la plupart des plats signature dans un livre, « Les classiques de la cuisine contemporaine », paru en 2008, un cas rare où la cuisine d'un restaurant est documentée par son propre auteur.
Nos clients mystères ont donné 8 sur 10 au dîner — pour la cohérence des détails : l'intérieur, la présentation des plats et le travail de salle composent un discours unifié qui ne se disperse pas au fil de la soirée.
Le chef Andrey Makhov décrit le public du restaurant comme des personnes qui s'y connaissent en cuisine russe et viennent ici non pas simplement pour manger, mais pour ressentir un contexte particulier. Selon ses observations, on voit de plus en plus souvent parmi les convives les enfants de ceux qui ont découvert ce lieu pour la première fois à la fin des années 1990, ce qui, en soi, en dit long sur la nature de l'attrait qu'exerce ce lieu, difficile à expliquer par la seule carte.